Pharrell Williams vs Marvin Gaye #Battle1

Le droit de la propriété intellectuelle reste pour beaucoup une notion particulièrement vague et difficile à comprendre. Laissez-nous vous montrer combien ce droit est concret et fascinant grâce à ces 10 affaires qui ont défrayé la chronique !

#1. Pharrell Williams contre les héritiers de Marvin Gaye (2015)

Marvin Gaye est un chanteur et parolier de musique soul né à Washington D.C. en 1939 et assassiné par son propre père en 1984 à Los Angeles. Malgré ce destin tragique, sa carrière entière n’est qu’un succès perpétuel, allant de « Ain’t no Mountain High Enough » en 1967 à « Sexual Healing » (1982) en passant par « How Sweet it is to be Loved by You » (1977) et c’est cette même année que sort la chanson « Got to Give it Up » qui fut un succès immédiat à l’époque. Approximativement 40 ans plus tard, un autre compositeur à succès, Pharrell Williams, va être rattrapé par la légende de la soul.

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Marvin Gaye

Les héritiers de Marvin Gaye ont intenté un procès à l’encontre de Pharrell Williams et de son co-auteur Robin Thicke au sujet de leur chanson « Blurred Lines », un des plus grands succès musicaux de l’année 2013, accusant Williams et Thicke d’avoir plagié la chanson de leur père « Got to Give it Up ».

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L’affaire fut portée devant un jury californien en 2015, jury devant lequel Pharrell Williams argua de ce qu’il avait composé sa chanson en moins d’une heure au cours de l’année 2012. Mais les héritiers eurent le plus grand mal à démontrer le plagiat puisque c’est le label Universal Music Group qui détenait la copie originale du tube de Marvin Gaye et qu’ils n’obtinrent pas le droit de produire cette copie devant le jury. Ils durent se contenter d’une version de dépôt qui ne contenait que la musique et non les paroles ni le chant et manquait de détails corroborant leur accusation de plagiat. Mais le jury procéda à une analyse minutieuse des deux titres.

Robin thicke
Robin Thicke, Pharell Williams, T.I. – Blurred Lines

Bien quel l’avocat de Williams et Thicke, Howard King fit valoir qu’il n’existait aucune similarité de nature à qualifier le plagiat, les jurés furent convaincus de la contrefaçon et condamnèrent Pharell Williams à verser aux héritiers de Gaye la somme de 7.4 millions de dollars en dommages et intérêts. La morale de cette histoire ? Don’t give up!

 

 

 

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